Forbes : Un marocain parmi les 30 personnalités de moins de 30 ans

Forbes : Un marocain parmi les 30 personnalités de moins de 30 ans

Les Marocains ont décidément la côte lors du classement 30under30 du magazine Forbes France. Le cru 2019 avait mis à l’honneur Eliott Cohen-Skalli (The collectionnist), Rania Belkahia (Afrimarket), Loubna Ksibi (Meetmymama) et Yassine Mountacif (Deepsense). Cette année, c’est au tour de Jaafar El Alamy (Adriver Corp) de faire partie des 30 personnalités françaises de moins de 30 ans dans le secteur de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Le natif de Marrakech rejoint ainsi ce club organisé par le prestigieux magazine Forbes. “J’ai été tagué sur Instagram par Forbes France, indique le jeune entrepreneur. Je ne m’y attendais pas. Ca me donne plus d’énergie encore plus pour un marocain qui n’avait pas de réseau en arrivant en France.

Innover, une envie d’adolescent

Très jeune, Jaafar a toujours eu l’ambition de créer un business ou en tout cas d’être indépendant. “L’innovation fait partie de mon ADN, rapporte le jeune de 27 ans. Je ne supporte pas de voir des process inefficaces autour de moi. J’identifie le problème et j’ai à coeur de trouver des solutions pour les résoudre.

L’entrepreneuriat est aussi une affaire de famille chez les El Alamy. Son père est un agriculteur qui exporte olive, huile d’olive et des agrumes,  vers l’étranger et notamment la Russie. Sa mère pour sa part est directrice marketing puis directrice générale d’une grande société au Maroc et a monté aussi son cabinet de conseil et de coaching en parallèle.” C’était plus simple pour moi de m’imaginer à mon compte. Je n’ai pas eu peur. Mes parents sont deux référentiels très différents mais ils ont en commun la passion de leur métier. Je ne me voyais pas entrer dans un carcan de 8h00 à 18h00.

France, Texas et Londres

Après son bac S, “qui lui ouvre toutes les portes“, il décide de suivre des études dans une école d’ingénieurs à Compiègne. Au bout de 3 ans, il se spécialise dans le e-commerce et les data sciences au Texas. Retour en France à HEC puis départ à Londres où il développe un robot en intelligence artificielle sur les voyages pour la société Amadeus. “J’ai pitché le projet à Air France et KLM. On m’a dit que j’aurais du le faire avec une société où j’aurais fait une plus-value.

Sortant du Master HEC entreprendre, il crée, autant en France qu’aux Etats-Unis, une start-up qui vise à faciliter le collaboratif, Peersup. Pour réussir, il suit un cursus de méthode entrepreneuriale dans un bootcamp de la prestigieuse université de Berkeley dans la baie de San Francisco en Californie. “Aux Etats-Unis, on est plus cash. Les discussions sont directes et très mathématiques. L’argent n’est pas tabou. Ils aiment les pitchs et les choses qui vont vite. Ca a forgé ma confiance en moi. Le networking aux Etats-Unis est intéressant mais la pression concurrentielle est plus élevée qu’en France et sur le long terme, c’est plus dur à supporter.”

Bonapart et Street4Fit

De retour en France, il cède ses parts et monte avec un associé, une nouvelle start-up, bonapart. Une société innovante puisqu’elle permet aux personnes sans garantie, de disposer d’une caution pour leur appartement. Il y restera un an. Il se concentre à nouveau sur une société qu’il avait créé, un an plus tôt en juin 2017, Street4Fit. Le but : amener des champions et médaillés sur le lieu de travail pour des expériences haut de gamme.

Deux ans plus tard, il transformera peu à peu sa société en association. Toujours active, il voit Street4Fit et le sport comme un moyen de créer de l’émulation et de l’innovation sociale. “On ne monte pas une société seule. Etre indépendant permet de faire pivoter sa solution en fonction des résultats que j’ai, sans avoir un ordre d’un supérieur. Mais on n’est pas dans l’individuel non plus. Une équipe et un réseau sont importants pour réussir. Il faut des compétences et de la complémentarité des différents domaines. La différence nous fait avancer !

Adriver, une solution pour la publicité Out of Home

En juillet 2019, il rejoint Hadrien de La Tour en tant qu’associé et directeur de la technologie (CTO) d’une start-up qui a dorénavant le vent en poupe dans le domaine publicitaire, Adriver. Le principe en est simple : En se basant sur les 36 millions de Français qui prennent la route tous les jours, Adriver s’appuie sur 50 000 camions géolocalisés. Ces véritables panneaux d’affichages de 4m2 roulants diffusent de manière optimale, la publicité du client au meilleur moment. “On peut prédire où et quand la campagne doit avoir lieu. On croise les bases de données des déplacements de populations, du tiers des smartphones en France et des voyages faits par nos partenaires”

En deux ans, la société passe de 3 à 50 personnes en son sein. Elle travaille en France et en Grande-Bretagne. L’Italie et l’Allemagne devrait suivre sous peu. Leurs clients : SNCF, Warner Bros, Skoda, etc.. mais aussi des agences médias connus de la place de Paris (Publicis, Havas, etc.). Le chiffre d’affaires a triplé et la société a connu une levée de fonds de 2 millions d’euros en décembre 2019. Une belle réussite en ces temps de Covid. “On crée le bon message pour la bonne personne au bon moment mais non pas sur téléphone mais en extérieur. Durant l’été, les annonceurs se sont rués vers nous. Une partie de la pub dans les métros ou celle qui correspondait au trajet travail-maison a bifurqué vers les routes où nous avons la bonne solution.

Méditation et équilibre

Les changements qui s’opèrent notamment avec le COVID font penser au marocain récompensé par Forbes que c’est l’occasion pour le Royaume de se positionner. “On peut apporter de bonnes solutions depuis le Maroc. On a de très bons développeurs. Il faut accélérer dans la mise en marche avec une méthode agile. Les opportunités, notamment avec l’Afrique, sont énormes. Imaginez que le mobile payment est plus efficace sur le continent plutôt que sur un marché mature comme la France.

A 27 ans, Jaafar El Alamy demeure ambitieux dans sa volonté de développer l’entreprise (“3 pays européens en 2021, toute l’Europe en 2022 et le monde en 2023“). Toutefois, le membre du 30under30 de Forbes fait partie de cette génération qui tente de trouver le bon équilibre dans sa vie. Adepte du “miracle morning” de Hal Elrod, il pratique de la méditation, sport, lecture, écriture, etc.. “Les rituels sont importants notamment pour se faire du bien. Le matin, je visualise ce que je dois avoir fait à la fin de la journée. Je dois aussi affirmer les 3 objectifs de ma semaine. Ce travail par étapes me permet d’être prêt à affronter la concurrence et de continuer à développer les ambitions de chaque employé.

Le cloud d’Alibaba passe devant celui d’IBM

Le cloud d’Alibaba passe devant celui d’IBM

Avec une croissance de 60% au troisième trimestre 2020, un taux supérieur à celui d’AWS, Azure ou Google, Alibaba Cloud s’affirme un peu plus comme le quatrième héros du cloud public mondial.

Amazon Cloud a autant profité de la crise pandémique que les clouds américains. Avec un chiffre d’affaires de 2,24 milliards de dollars (14,89 milliards de yens) et une croissance de 60% (par rapport au troisième trimestre 2019), le cloud chinois passerait nettement devant IBM selon les analystes de Synergy Research.

Aucune comparaison directe n’est réellement possible d’où le recours aux investigations d’analystes du marché. En effet, IBM ne publie pas le chiffre d’affaires d’IBM cloud, mais masque les résultats au sein d’une division « Cloud & Cognitive Software » qui intègre Red Hat ! Cette division a, rappelons-le, réalisé un CA de 5,5 milliards de dollars au troisième trimestre 2020, en croissance de 7%. Mais selon Synergy Research, la part d’IBM Cloud dans ce résultat représenterait 1,65 milliard de dollars.

Bien évidemment les parts de marché très différentes entre les acteurs du cloud et la maturité différente de leurs marchés respectifs rendent peu significatives les comparaisons directes de croissance. On notera cependant que si, au troisième trimestre 2020, AWS affiche 29% de croissance, Azure 48% et Google Cloud 45%, Alibaba présente une croissance de 60%.
Bien sûr, l’essentiel de ce chiffre d’affaires est réalisé en Chine et sur l’ensemble de la région asiatique. Mais rappelons qu’Alibaba dispose néanmoins de 4 datacenters aux USA et de 4 datacenters en Europe (2 au Royaume Uni et 2 en Allemagne).

Au précédent trimestre, Alibaba Cloud affichait une croissance de 59%, une information qui donne une bonne idée de la dynamique actuelle du cloud chinois et de l’accélération de la transformation numérique dans toute la région APAC.

Un ordinateur quantique 100 billions de fois plus rapide que le supercalculateur le plus avancé du monde

Un ordinateur quantique 100 billions de fois plus rapide que le supercalculateur le plus avancé du monde

La Chine a affirmé avoir atteint la suprématie quantique dans la course à la technologie. Son ordinateur quantique serait 100 billions de fois plus rapide que le supercalculateur le plus avancé. Dans cette course à la puissance, les États-Unis et la Chine se font concurrence pour diriger le développement de l’informatique quantique.
Une percée dans l’informatique quantique :
L’informatique quantique est une technologie naissante qui utilise le monde étrange de la physique quantique pour accélérer le traitement de l’information. Les ordinateurs normaux classiques stockent les données sous forme de bits qui peuvent être soit un 0 soit un 1. Les bits quantiques ou qubits, eux, peuvent être les deux à la fois.
Les scientifiques chinois affirment avoir construit un ordinateur quantique qui est 100 billions de fois plus rapide que le supercalculateur le plus avancé au monde : le japonais Fugaku. Le prototype de la machine révolutionnaire est capable d’effectuer un calcul qui prendrait des milliards d’années à un ordinateur traditionnel.

Cette percée signifie que le pays a atteint la suprématie quantique, une étape importante alors que la Chine et les États-Unis se font concurrence pour devenir les leaders de la technologie de l’informatique quantique. L’année dernière, le géant de la technologie Google a déjà affirmé sa supériorité sur les machines conventionnelles.

Les apports de cette technologie quantique :
Cela permet à des groupes de qubits dans un ordinateur quantique de stocker plus de données en utilisant moins d’énergie qu’un ordinateur classique. De tels dispositifs pourraient un jour révolutionner des tâches qui prendraient des années informatiques normales. La recherche de nouveaux médicaments et l’optimisation de la planification de la ville et des transports par exemple pourraient bénéficier de ces avantages.
Alors que les grandes entreprises technologiques telles que Google, Microsoft, IBM et Intel se livrent une guerre technologique sur le terrain de l’informatique quantique, les scientifiques chinois ont revendiqué la suprématie quantique pour eux.

Les dernières recherches, menées par des experts de l’Université des sciences et technologies de Chine, Hefei, ont été publiées dans la revue Science et suggèrent qu’aucun ordinateur existant n’est capable d’exécuter une tâche aussi rapidement. Et il y a peu de chance que la technologie puisse être renversée, rapporte Bloomberg.
Les chercheurs chinois ont adopté une approche de l’informatique quantique différente de celle utilisée par Google. Raison pour laquelle la technologie chinoise serait 10 milliards de fois plus rapide que la technologie annoncée par le géant de Mountain View à la fin de l’année dernière.