L’histoire juive marocaine sera enseignée dans les manuels scolaires israéliens

L’histoire juive marocaine sera enseignée dans les manuels scolaires israéliens

Le rapprochement entre le Maroc et Israël se concrétise chaque jour un peu plus. Après la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays à travers la réouverture, à Rabat et à Tel Aviv, des bureaux de liaison, le ministère des Affaires étrangères israélien annonce, jeudi 11 février, la signature d’un nouveau partenariat touchant au secteur de l’éducation.
Le partenariat ne se limite pas aux programmes scolaires. Il est également question de la mise en place de programmes d’échanges pour les étudiants des deux pays. “Lors du premier appel téléphonique entre le ministre de l’Éducation Yoav Galant et son homologue marocain Saaïd Amzazi, les deux ministres ont convenu d’échanger des délégations d’étudiants et d’organiser des visites d’études en Israël et au Maroc”, ajoute le ministère des Affaires étrangères israélien.

Avant même de normaliser ses relations diplomatiques avec Israël, le Maroc a lancé une réforme scolaire pour enseigner l’histoire et la culture de la communauté juive dans le royaume. Les premiers cours, en langue arabe, seront dispensés dès cette année en dernière année de primaire.

L’introduction de cours concernant l’identité juive dans les programmes scolaires est une première dans le monde arabe. Pour rappel, présente au Maroc depuis l’Antiquité, la communauté juive marocaine demeure la plus importante d’Afrique du Nord. Elle compte actuellement près de 3000 membres. À l’occasion de l’échange téléphonique, Yoav Galant a également “remercié le roi Mohammed VI pour la protection de la communauté juive et la préservation des sites du patrimoine juif au Maroc”, conclut le communiqué.

*Article de Telquel

Sahara Marocain: Bahreïn et Haïti ouvrent à leur tour des consulats

Sahara Marocain: Bahreïn et Haïti ouvrent à leur tour des consulats

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita (à gauche) et son homologue bahreïni Abdellatif al-Zayani (à droite) inaugurent le consulat de Bahreïn à Laâyoune, la principale ville de l’ancienne colonie espagnole du Sahara occidental, un territoire disputé le 14 décembre 2020
Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita (à gauche) et son homologue bahreïni Abdellatif al-Zayani (à droite) inaugurent le consulat de Bahreïn à Laâyoune, la principale ville de l’ancienne colonie espagnole du Sahara occidental, un territoire disputé le 14 décembre 2020
afp.com – STR
14 DÉC 2020
Mise à jour 15.12.2020 à 18:26 AFP
© 2020 AFP
Le royaume de Bahreïn et Haïti ont ouvert lundi un consulat au Sahara occidental, quelques jours après la décision du président Trump de reconnaître la “souveraineté” du royaume sur ce territoire disputé, en contrepartie d’une normalisation diplomatique entre le Maroc et Israël.

Un important dispositif policier a par ailleurs été déployé lundi autour du Parlement à Rabat, où plusieurs organisations marocaines pro-palestiniennes avaient prévu un sit-in contre cette normalisation. Une poignée de manifestants a été évacuée par les forces de l’ordre, la manifestation ayant été interdite, a constaté un correspondant de l’AFP.

Le consulat du royaume du Bahreïn a été inauguré à Laâyoune, la principale ville de l’ancienne colonie espagnole au statut toujours indéfini, dans la partie contrôlée par le Maroc, selon un correspondant de l’AFP.

Cette ouverture “incarne une logique de solidarité et de défense de l’intégrité territoriale marocaine”, s’est félicité Nasser Bourita, le chef de la diplomatie marocaine, après la cérémonie en présence de son homologue Abdellatif al-Zayani.

La République d’Haïti a pour sa part choisi Dakhla, grand port de pêche situé plus au sud, pour ouvrir sa représentation diplomatique, selon les Affaires étrangères marocaines.

L’ancienne colonie espagnole est à la fois revendiquée par les Marocains et les indépendantistes du Front Polisario soutenus par l’Algérie. Des négociations pilotées par l’ONU sont au point mort depuis le printemps 2019.

Le Maroc, qui contrôle environ les deux-tiers du territoire désertique, veut une “autonomie sous contrôle”, alors que le Front Polisario milite pour l’indépendance et réclame un référendum d’autodétermination.

Depuis fin 2019, une vingtaine de pays ont déjà ouvert des représentations diplomatiques à Laâyoune et à Dakhla, sous l’impulsion de Rabat, provoquant des protestations du Polisario.

  • “Cause nationale” –

Le consulat américain prévu dans le cadre de l’accord tripartite conclu la semaine dernière par les Etats-Unis, Israël et le Maroc, doit être établi à Dakhla. Cette décision a été vue comme une “percée” historique par Rabat.

En même temps, la défense du peuple palestinien est considérée comme une “cause nationale” autant que le dossier du “Sahara marocain”.

Outre les appels à manifester des militants pro-palestiniens – dont la branche marocaine de “Boycott, désinvestissement Sanctions” (BDS), des partis d’extrême gauche et des mouvements islamistes comme Al Adl Wal Ihsane (Justice et Bienfaisance), ou le Mouvement de l’unicité et de la réforme, bras idéologique du Parti Justice Développement (PJD, au gouvernement) ont exprimé ces derniers jours leur “rejet” de la normalisation avec Israël.

Dimanche, un millier de personnes ont manifesté leur soutien au “Sahara marocain” devant le Parlement à Rabat et ils étaient des milliers la veille à Laâyoune.

L’accord tripartite prévoit que le Maroc et Israël rouvrent des bureaux diplomatiques existant à l’époque du processus de paix marqué par les accords israélo-palestiniens d’Oslo en 1993.